vendredi 13 janvier 2017

Blue (Camille Pujol)

Blue n’est pas une adolescente comme les autres. À seulement 17 ans, elle dissimule un lourd secret qui l’a obligée à changer brutalement de vie, à déménager avec ses parents et son jeune frère, et à rester discrète pour ne pas attirer l’attention. Mais ses mystérieux cheveux bleus captent inévitablement tous les regards et attisent la curiosité des élèves de son nouveau lycée. Et comment se fondre dans la masse alors que son ex violent refait surface et que Nathan, un jeune homme à la réputation sulfureuse, a décidé de la percer à jour ?

Voici un roman qui m’avait intriguée par son résumé et sa très belle couverture. Après lecture, je peux vous dire que ce roman m’a fait passer un bon moment de lecture, mais…

Blue Stevens est une jeune fille qui s’apprête à rentrer dans un nouvel établissement à seulement trois mois du bac. Ses cheveux bleus attirent l’attention, et les secrets qu’elle dissimule aussi. Que lui est-il réellement arrivé ? Et pourquoi Nathan s’intéresse-t-il tant à elle ? Pourquoi ne parvient-elle pas à totalement s’en éloigner alors qu’elle sait parfaitement qu’il sera dangereux pour elle ?

Pour tout vous dire, à la sortie du roman, j’ai eu le sentiment que j’avais lu une histoire wattpad. Vous savez, ces histoires un peu folles mais qu’on prend plaisir à lire sur son téléphone, qui ressemble à ces séries télé pas très crédibles mais dans lesquelles on se laisse embarquer ? Ben c’était ça. Clairement, pour moi, Blue est une histoire du même genre. Une histoire de jeune, exagérée mais dans laquelle on peut se laisser emporter sans trop réfléchir. Je ne demandais pas plus, et c’est bien ce que j’ai trouvé !

Dès les premières pages du livre, on sait que le bouquin va être vite lu (il n’est déjà pas très épais, en soi). On remarque aussi que le style est vacillant, un peu incertain, et qu’il rappelle un peu des formulations de base. On sent que Camille Pujol en est au début, pour autant, cela ne freine pas le lecteur. Du moins, cela ne m’a pas gênée.

Ensuite, on voit que le scénario est assez gros : une fille, des secrets, un bad boy pas fréquentable qu’elle va fréquenter quand même et qui va parvenir à lui faire avouer son passé. Sauf que je voulais voir exactement ce qui s’était produit dans le passé de Blue, et pourquoi ceci, pourquoi cela. Je ne suis pas un public difficile, et je me suis laissé prendre au jeu, ce qui était bien le but du roman au départ !

Bon, je n’ai pas totalement adhéré non plus, hein. Si j’ai trouvé Blue attachante, avec sa résistance et sa volonté à aider sa mère, à limiter la casse et le tracas qu’elle peut causer, par moments, je l’ai trouvé inconsciente. Quand on connaît son secret, on se dit que bon, quand même, elle aurait pu réagir autrement. Son attitude ne colle pas trop avec ce qu’elle a vécu…

Il en va de même pour Nathan. Nathan, supposé être le mauvais garçon, qui est en fait un peu nounours et se laisse prendre dans les filets de Blue, qui au départ n’en veut pas, mais se laisse attendrir aussi. Vous savez ce que ça m’a rappelé ? Edward et Bella dans Twilight. J’avais envie de dire que pour un dur à cuire, il avait encore quelques progrès à effectuer. Mais ! Je l’ai trouvé touchant et à sa décharge, j’ai considéré la fin comme injuste le concernant.

Ah, la fin. En fait, j’aime beaucoup cette fin, car elle sort justement du cadre dramatique habituel qui correspond aux séries dont je vous ai parlé plus haut. Camille Pujol a su choisir une fin peu évidente pour un premier roman, et ça, j’apprécie. Après, j’avais anticipé pas mal de mouvements dans l’intrigue, et je pense que d’autres le feront tout comme moi.

Au niveau de la crédibilité du roman… certaines choses me paraissent réalistes, comme l’attachement de Blue à sa famille et les complications qu’avoir un père militaire engendre au sein du noyau familial. Ensuite… c’était trop facile, cousu de fil blanc, et certains points risquent de faire tiquer le lecteur, surtout un lecteur plus âgé comme moi. En vérité, je ne pense pas qu’une telle histoire puisse exister, et pour ça, ça retire un peu du charme à l’ensemble. Après, si vous le prenez comme moi comme une histoire qui pourra vous faire passer le temps sans vous prendre la tête, c’est tout gagné.

Au niveau des valeurs… hum. La famille occupe une place prépondérante dans l’histoire, bien que Blue finisse par faire des choix qui vont en totale contradiction avec son souhait de protection des siens. L’amour est omniprésent, et la volonté de s’en sortir aussi. Il y a aussi la notion de pardon…
À côté de cela, je trouve que certains points seraient à retravailler, au niveau des valeurs. Nathan ne change pas un poil de ses habitudes (néfastes) lorsque tout s’embraye avec Blue, et elle ne trouve rien à y redire. C’est aussi pour ça que je valide la fin, en fait. Parce que c’est la raison qui permet sur le coup la sécurité, malgré la douleur.

Au niveau de la plume, que dire ? Elle n’a rien de très spécifique, elle est hésitante, mais peut-être qu’elle donnera quelque chose de plus affirmé par la suite qui pourra enchanter les lecteurs que nous sommes ! Le récit se lit cependant très bien, un poil en dessous de l’addiction, et Camille Pujol sait déjà très bien jouer avec les rebondissements de son histoire. Il ne manque plus qu’une dose plus importante de réalisme, et là, on devrait avoir un super roman !

En fin de compte, Blue a été une parenthèse assez sympathique pour moi. Le récit m’évoque une trame déjà bien connue, qui me rappelle les séries télé pas très crédibles mais dans lesquelles on se laisse volontiers embarquer. J’ai lu le roman d’une traite, appréciant l’héroïne, même si je regrette le manque de réalisme et les raccourcis qui ont été pris. Il y a de jolies choses à y trouver, et la fin sort des sentiers battus, ce qui est juste hypra positif, pour ça. Si ce n’est pas le roman de l’année à mes yeux, je pense qu’il y a matière à passer un bon moment en sa compagnie, c’est certain !
Ce sera donc un 14/20 pour moi ! Et j’espère pouvoir lire d’autres récits de Camille Pujol dans le futur, en espérant qu’elle trouve son style de plume !

C'est pas moi, c'est toi (Mhairi McFarlane)

— Vous êtes quand même ensemble depuis dix ans ; vous vivez ensemble. Il t’aime.
— Dix ans au bout desquels j’ai eu envie de l’épouser, et lui de coucher avec quelqu’un d’autre. Tires-en les conclusions que tu veux.
Quand Delia découvre que l’homme qu’elle a demandé en mariage la trompe avec une autre, elle se dit que c’est sa faute. Si rien n’est plus comme avant, c’est aussi sa faute. Mais dans ce cas, pourquoi son ex remue-t-il ciel et terre pour la récupérer ? N’aurait-il pas lui aussi sa part de tort dans cette sombre histoire ? De Newcastle à Londres, entre les boulots louches, les patrons excentriques et les journalistes si séduisants que c’en est indécent, une nouvelle version de Delia voit le jour. L’amour est mort, vive l’amour !

Plus ça va, plus je trouve que France Loisirs me permet de découvrir des romans et des auteurs fichtrement intéressants. Pourvu que cela se poursuive !

Delia est avec Paul depuis dix ans, et prend la décision de le demander en mariage. Démarche peu commune, un peu sauvage pour certains, qui va pourtant entraîner la découverte de la tromperie de Paul. Comment ont-ils pu en arriver là ? Que s’est-il passé ? Delia ne sait plus où elle en est, et part se réfugier à Londres, chez sa meilleure amie Emma. Trouver un boulot, de nouvelles connaissances, renouer avec sa propre personnalité et faire face à la vérité toute crue… Delia Moss n’est pas au bout de son chemin, mais il se pourrait bien que l’amour s’invite au rendez-vous de façon plutôt cocasse…

Cela fait bien quelques années que j’ai envie de découvrir un roman de Mhairi McFarlane, et je suis ravie d’avoir enfin pu m’y consacrer ! J’ai découvert une plume riche, précise et douce, qui m’a souvent fait rire par des situations incongrues et par son personnage principal atypique mais tellement proche de nous.

Delia est une jeune femme qui va de l’avant, tout en essayant de se contenter de ce qu’elle a. Elle se sent heureuse avec Paul, juqu’au jour où elle découvre son infidélité. N’importe quelle femme verrait son monde chamboulé (charmant euphémisme), et pour elle aussi, c’est la douche froide et la complète remise en question. Peut-elle continuer à l’aimer ? Le veut-elle ? Delia est une femme qui se pose des questions, tout en redoutant souvent la réponse. Elle est comme beaucoup d’entre nous : en quête d’elle-même. J’ai beaucoup aimé son caractère un peu emporté mais réservé (british !) qui s’affirme au fil des pages. Le nouveau tournant de sa vie lui apporte beaucoup, bien qu’elle ne s’y attende pas.

Le roman se compose aussi de personnages secondaires qu’il est intéressant de suivre, parce qu’ils sont tous uniques et assez hauts en couleur. Paul paraît même un peu fade, passé la révélation de sa trahison. Il reste touchant, mais quand on rencontre Emma, et toute la clique londonienne, j’avoue que le roman prend une saveur très colorée et chatoyante voire choquante pour le chef de Delia, qui a été juste super intéressante à découvrir.

Concernant l’intrigue, j’avoue m’être posé des questions, puisque Mhairi McFarlane prend le temps de faire évoluer les sentiments et les pensées de Delia. N’importe qui pourrait vivre cela, et on la voit hésiter, revenir, repartir… tout en voyant de nouveaux éléments survenir dans sa vie. C’est une vraie histoire d’amour, mais qui part de pots cassés, si on veut.

En parlant de pots cassés, tiens. Les thématiques difficiles de ce roman sont très bien abordées à mes yeux. Ce n’est pas violent, cependant on comprend bien ce que peut ressentir une femme qui a été trompée. Toutes les questions que l’on peut se poser, les doutes que l’on a sur soi et sur tout ce que l’on a vécu avant… la remise en question est complète, et l’auteur a très bien su la retranscrire, à mes yeux. L’incertitude des sentiments amoureux aussi rend vraiment bien, puisque cette blessure est une porte béante sur une rupture qui peut être évitée, ou pas.

Pour autant, le bouquin n’est pas seulement une histoire d’amour : c’est aussi un livre drôle qui nous plonge dans les méandres londoniens et dans la difficulté de se trouver un travail convenable. Le boulot dans lequel se retrouve Delia a tout pour nous faire réfléchir et même pour nous révolter. Il en paraît parfois aussi incongru, pour tout dire. La façon dont cela se termine est même assez épique, puisque cela se transforme en mission commando qui m’a ravie et amusée.

En dehors de ça, comme je l’ai dit, on rit souvent pendant la lecture. Le ton est frais, les répliques franches et réalistes, donc parfois totalement hors du cadre, ce qui rend très bien. Rajoutez un Naan qui a décidé de semer la zizanie et quelques dialogues entre filles qui n’ont rien de cliché mais beaucoup de vérité, et ça devrait vous donner un aperçu du délire.

C’est pas moi, c’est toi aborde aussi pas mal de valeurs, en fin de compte. La dignité d’une personne après une trahison, la valeur de l’amour, l’équilibre d’un couple… les thématiques sont nombreuses. Avec le travail de Delia, on se questionne aussi sur l’intégrité professionnelle, sur le respect de l’autre, et nous permet de nous demander jusqu’où nous serions prêts à aller pour garder un emploi. La notion de confiance est aussi bien sûr très présente : celle que l’on accorde sans restriction, celle qui se gagne, celle qui doit être récupérée. Au final, c’est un roman qui aborde une foule de sujets, principalement la tromperie et ses conséquences, c’est vrai, sans pour autant nous pousser au jugement, mais plutôt au cheminement.

La plume est jolie, fluide, drôle et surprenante. Les émotions sont précises, justes, le rythme est bon, et malgré les 600 pages et quelques, je n’ai pas ressenti d’essoufflement. Je donne aussi un gros plus pour les planches d’illustrations dedans, j’ai tellement apprécié ce côté comics ! Ça a conféré une nouvelle dimension à l’histoire et à Delia, de fait !

En conclusion, C’est pas moi, c’est toi, est un bouquin que j’ai vraiment apprécié. C’était la première fois que je lisais un roman de Mhairi McFarlane, et ça m’a donné envie d’en découvrir d’autres de sa plume. Delia est un personnage que l’on aime suivre, avec ses questionnements et tout le chambardement dans lequel elle se trouve, d’autant plus que ceux qui l’entourent ont tous un petit grain qui les rend uniques. La toile globale est juste superbe, et on rigole bien, tout en réfléchissant et en savourant ce petit trait de réalisme. Non, vraiment, c’est un roman que je conseille, parce que l’histoire d’amour est jolie, mais tout le reste aussi !
Ce sera un 17/20 pour moi !

jeudi 12 janvier 2017

Si moi sans toi (Aëla Liper)

J’avais tout quitté sur un coup de tête pour m’installer dans mon bout du monde. J’avais enfin trouvé l’homme de ma vie. Je touchais le bonheur du bout des doigts. Malheureusement, ma vie n’est pas une comédie romantique et une catastrophe naturelle est venue tout chambouler... Mon fiancé dans le coma, ma meilleure amie sur le point d’accoucher à l’autre bout du monde, et un voisin quelque peu étrange : en voilà, un cocktail explosif pour une jeune femme déboussolée. Et pourtant, dans l’obscurité, je vais pouvoir compter sur ma bonne étoile... Qui sait ? Je vais peut-être réussir à vaincre le destin et enfin vivre mon « happy end » ?

Comme vous le savez si vous suivez le blog, j’ai lu fin 2016 Une Parisienne au bout du monde, qui se situe juste avant Si moi sans toi. J’étais curieuse de voir ce qu’Aëla Liper avait bien pu concocter comme suite !

Si moi sans toi nous permet de retrouver (ou de rencontrer, pour ceux qui n’ont pas lu le livre d’avant) Florence, qui file le parfait amour avec Jérôme. Parfait, jusqu’au moment où une tragédie survient et que notre chère héroïne perd tous ses repères. Son cœur, malmené par cette nouvelle situation, va pourtant lui envoyer d’étranges signaux… et bon sang, qui est ce nouveau voisin et pourquoi débarque-t-il précisément dans la pire période de son existence ?

Pour tout vous dire, ce roman a été placé sous le signe de la lutte. Lutte parce que j’apprécie les romans d’Aëla, mais que j’ai entendu des échos sur ce bouquin en particulier qui auraient franchement pu orienter mon avis et mes ressentis. Il est difficile de ne pas se faire une idée avant la lecture, dans ce cas. Pourtant, on dirait que je ne m’en suis pas trop mal sortie, puisque j’ai quand même aimé ce que j’ai trouvé.

Replonger dans le quotidien et les pensées de Florence a été plutôt sympathique : c’était un personnage que j’avais bien aimé pour sa fraîcheur et son tempérament un peu gourmand et réaliste dans le livre précédent. Elle me fait toujours penser à moi, à beaucoup de femmes en général, avec sa manière d’exagérer les situations, de se réconforter avec du chocolat… je la trouve chouette, et l’impression s’est prolongée dans cette suite qui ne l’épargne pas.

Si moi sans toi, c’est un roman qui casse l’image qu’on peut avoir du bonheur parfait. C’est un roman qui invite à réfléchir, à se positionner, sans pour autant juger. Je n’ai pas approuvé les choix de l’héroïne. Pour autant, j’étais loin de vouloir jeter mon livre au loin, et je l’ai lu passivement, en gardant mon opinion. Aëla Liper nous présente une grosse part de la conscience de son héroïne, et si certains passages sont en contradiction avec le choix que vous auriez fait à sa place, je trouve que son examen de conscience est juste et qu’il nous rapproche de Florence. Attention, je ne dis pas que forcément vous allez accepter, mais l’éloignement me semble se réduire.

On retrouve aussi dans ce bouquin cette petite manie des détails que possède Aëla Liper. La façon de décrire des choses qui pourraient paraître inutiles, et pourtant accrochent le lecteur et l’ancrent dans une forme de réalité, ou de réalisme. Ici, ça prend encore une autre dimension avec le thème abordé. On retrouve aussi avec plaisir le chocolat, qui apparaît entre les pages et devient la marque de fabrique de notre chère auteure, avouons-le !

Si j’avais une faiblesse à soulever pour Si moi sans toi, cependant, ce serait celle des raccourcis. Si l’ensemble de la trame me paraît bien, j’avoue que parfois, j’ai un peu tiqué sur des points qui surviennent trop vite. Ça aurait demandé plus de développement, notamment pendant la période de crise que vit Florence et les choix que son entourage fait autour de cela. C’était trop rapide, et là, c’était plus difficile de rester totalement accroché (en tout cas pour moi).

Les personnages secondaires suscitent tous des réactions différentes. On les aime ou on les rejette, on accepte leurs choix ou pas, mais une chose est sûre : chacun a son caractère et apporte un petit truc. Ils n’ont pas forcément des personnalités flagrantes, mais je trouve qu’ils forment un bel ensemble. Ne parlons pas de Jérôme qui est juste tellement trognon et qui ferait fondre un cœur de pierre, ce me semble !

Cette suite aborde aussi des thématiques difficiles qui ont tendance à s’empiler. Beaucoup risquent de se demander quelle aurait été leur réaction face à tout ceci. On y parle deuil, trahison (sous différents aspects, même), déni, ténacité, abandon… il y a tout un florilège qui ne manque pas de toucher le lecteur et de le faire réfléchir et pourquoi pas compatir avec ce qui se produit.

Là, vous vous dites qu’en fait, c’est un roman un peu mensonger, vu la couverture. Comment ça, on nous parle pas d’un drame ! Ben non, parce que s’il y a des aspects franchement tragiques et effectivement dramatiques, c’est l’espoir qui prédomine. L’espoir et l’envie d’avancer, même si c’est incroyablement difficile. J’ai pour cela beaucoup aimé la référence cinématographique de la fin, puisque c’est un des films qui m’a demandé le plus de Kleenex dans ma vie.

À propos de la fin, je pense que, tout comme le roman, elle divisera. On peut la voir de différentes manières, personnellement, elle me convient. Le choix a été fait, celui du bonheur, et on se dit avec l’épilogue que même si on n’est pas entièrement d’accord, quand même… ça a du sens, bien plus que ce que Florence imagine.

Oh, et la plume ! Avant que je ne l’oublie ! Aëla continue de mûrir sur son petit chemin. Ses histoires ont des points communs, et pourtant savent se différencier les unes des autres. Clairement, ici, elle signe un roman qui nous indique qu’elle n’est plus uniquement dans les romances, mais aussi dans des histoires qui nous font réfléchir et nous questionnent. C’est moins innocent, et ça se ressent dans sa plume, qui reste pourtant fraîche et fluide.

En conclusion, Si moi sans toi aura été une jolie lecture, qui m’aura fait réfléchir. Je n’ai pas eu de réaction épidermique face aux choix de Florence, même si je n’étais pas d’accord avec ce qu’elle faisait (chose que j’avais déjà ressentie dans Une Parisienne au bout du monde). Le ton est ici plus grave, avec des thématiques difficiles, et pourtant réaliste et même teinté d’espoir. Les circonvolutions de l’esprit de Florence nous rappellent les propres méandres de nos pensées, dans ses divagations et exagérations. En bref, un roman sympathique que je recommande quand même !
Ce sera un 15/20 pour moi !